Automobiles

Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport terrestre soit de personnes soit de marchandises, et est équipé en conséquence. C'est un des moyens de transport les plus répandus.

Généralités

C'est un moyen de transport personnel. Sa capacité permet habituellement de transporter quatre ou cinq personnes. Il existe cependant des modèles de taille réduite (deux places) ou plus vastes (jusqu'à neuf places). Ces derniers sont généralement des monospaces ou des 4x4.

En ville, une automobile ne transporte en moyenne que 1,2 personnes. La liberté de déplacement (en horaire et en itinéraire) qu'elle octroie la rend en effet plus souple que les transports collectifs, au prix de quelques entorses à l'écologie.

Sa large diffusion aidant, l'automobile est aujourd'hui appelée par de nombreuses noms : voiture, caisse, tire, caisse à savon, tas de boue, poubelle, cage (voire auto, char, ou machine au Québec).

Les automobiles ont nécessité une adaptation et un développement du réseau routier. Elle fonctionne à l’aide d’un moteur qui peut fonctionner à l’essence, à l’électricité, à l'air comprimé, etc. Le moteur entraîne soit les roues avant (on parle alors de traction), soit les roues arrière (c'est dans ce cas une propulsion), soit l'ensemble des roues (4x4), par la transmission de l’énergie produite par les différents carburants. Un habitacle accueille les passagers dont le nombre varie en fonction de la taille du véhicule.

Étymologie

Le terme « automobile » est à l'origine un adjectif, issu de la concaténation d'un préfixe grec, auto et, d'un suffixe latin, mobile (qui se meut par soi-même).

  • Il a été créé lors de l'invention des premières voitures « automobiles », car elles étaient munies d'un moteur avec source d'énergie embarquée, alors que les autres « voitures », diligences, carrioles et autres véhicules terrestres étaient mus par des chevaux (hippomobiles) ou des bœufs .
  • Le terme « automobile » n'est forgé qu'en 1890 et, il faut attendre 1896 pour voir l'Académie française se prononcer sur son genre, féminin en l'occurrence..

Constitution de l'automobile

Les éléments constitutifs d'une automobile sont :

Selon le mode de propulsion, on distingue les tractions avant, les voitures à propulsion (roues arrière), et les quatre-quatre.

Voir: Fonctionnement de l'automobile

Histoire de l'automobile

Pour l'article détaillé, voir Histoire de l'automobile

Sécurité routière et sécurité des véhicules

En France, l'hécatombe a connu un sommet en 1972 avec 16 548 morts par an puis a baissé grâce à l'amélioration des véhicules, la mise en place des limitations de vitesse, l'extension des autoroutes et la réduction de la consommation de psychotropes notamment l'alcool pour être d'environ 6 000 au début des années 2000, dont beaucoup trop de jeunes le samedi soir.

Sécurité des véhicules

Les systèmes de sécurité actifs ou passifs précédemment décrits contribuent à produire des voitures plus sûres. L'efficacité de ces systèmes sont testés et mesurés lors de essais de choc (comme l'Euro-NCAP valable pour la communauté européenne). Une voiture sûre pour ses passagers constitue un argument de vente pour les constructeurs automobiles qui font de gros efforts sur la question. De véritables progrès ont été faits depuis quelques années, notamment dans les airbags ou dans les ceintures à prétentionneurs. En effet ces systèmes permettent au conducteur de ne pas heurter le volant violemment en cas de choc.

L'airbag (coussin gonflable), vu généralement comme un sac qui étouffe, est en réalité une véritable prouesse technologique. En effet, il est constitué d'un sac en nylon ultra résistant et d'un système pyrotechnique qui, grâce à diverses formules chimiques et à un calculateur électronique (décelant le choc en 5 ms), va produire de l'azote gazeux qui va, en moins de 40 ms, gonfler le sac en direction des passagers. Grâce à des évents situés sur le côté du sac, l'excédent de gaz est évacué afin d'assurer au mieux l'absorption d'énergie, assurée à 75 % par le bloc avant. Il se dégonfle ensuite en 0,5 s environ.

En résumé, un cycle d'airbag dure moins longtemps qu'un clignement d'œil. Il assure la sécurité passive des passagers avec la ceinture à prétentionneurs.

Celle-ci possède de nombreuses qualités. En effet, comme l'airbag, elle consiste en un calculateur (et un gaz pyrotechnique) qui tend la ceinture jusqu'à une force d'environ 4 500 N; à partir de là elle va détendre, puis le cycle recommence, jusqu'au point de contact avec l'airbag.

D'autres systèmes peuvent intervenir, comme des appuie-tête actifs, qui se déploient pour éviter le fameux coup du lapin. Mais cela n'empêche pas de rester attentif.

Aujourd'hui les constructeurs automobiles planchent sur des systèmes encore plus performants. Le véritable progrès réside dans le fait que le nombre d'airbags est passé de deux à huit en quelques années. Désormais plus aucune voiture ne sort sans en être équipée : frontaux AV AR, latéraux AV AR, rideaux AV AR, genoux AV, chevilles AV. Mais que nous réserve l'avenir ?

Il semble que les prochaines améliorations en terme de sécurité ne porteront pas sur la limitation des dégâts causés par les accidents mais sur la limitation du nombre de ceux-ci. En effet, les efforts des constructeurs et équipementiers ont donné le jour à des équipements très sophistiqués qui devraient progressivement se généraliser sur tous les véhicules :

  • ABS : Système permettant d'éviter de bloquer les roues au freinage d'un véhicule, permettant ainsi de conserver la direction du véhicule ;
  • ESP : contrôle de trajectoire (agit indépendamment sur le freinage de chaque roue pour maintenir un cap défini en fonction de divers paramètres : vitesse, accélération longitudinale / latérale, angle de braquage, ...) ;
  • REF ou EBV : répartiteur électronique de freinage ;
  • ASR : contrôle de la motricité (communément appelé antipatinage) ;
  • Régulateur de vitesse : Permet de maintenir une vitesse constante sur un véhicule ;
  • AFU : Aide au Freinage d'Urgence ;
  • AFIL : Alerte de Franchissement Involontaire de Ligne ;
  • HUD : Affichage tête haute (ou Head-Up Display).

Si les passagers sont de mieux en mieux protégés, ce n'était en revanche pas forcément le cas des piétons. Les nouvelles normes de sécurité prennent en compte les dommages portés à ceux-ci lors d'un choc frontal. Ces changements ont amené les constructeurs à développer des capots et des boucliers avant capables d'absorber une partie de l'énergie du choc afin de limiter les dégâts infligés au piéton.

Sécurité routière

Le comportement des conducteurs est impliqué dans 95% des accidents. Une voiture sûre n'est pas synonyme d'une conduite sûre. En France les assureurs établissent leurs tarifs en tenant compte du modèle du véhicule. Plus le véhicule a une vitesse de pointe élevée, plus il est puissant et lourd, plus le taux d'accident et les dommages qu'il occasionne sont importants. Au Canada, le domicile dans une zone urbaine et le type d'utilisation (occupation rémunérée ou loisir) sont les facteurs déterminants. Au début du XXIe siècle, la France a intensifié sa politique de répression en implantant des radars automatiques (fonctionnant sans intervention humaine). Cette politique a parfois été critiquée, contestant en particulier la pertinence des choix lors de l'implantation de ces radars à des endroits jugés peu dangereux. Les chiffres d'accidents ont néanmoins décru et la vitesse moyenne des usagers a également baissé.

Polémique sur la sécurité routière

Du point de vue des assurances, les grosses berlines, notamment celles dites 4x4, offrent une protection optimale aux tests Euro NCAP. Le centre de gravité élevé des 4x4 de franchissement, couplé à une suspension souple, oblige les conducteurs de ces véhicules à adopter une conduite très souple et très en deçà des limitations de vitesse, ce qui va dans le sens de la sécurité sur route. Les conducteurs de gros véhicules non spécialisés, comme les monospaces, sont moins sensibilisés à ce problème et se mettent beaucoup plus souvent en danger pour les mêmes raisons.

Les enfants sont particulièrement menacés par ces véhicules surélevés : la hauteur des 4x4 empêche souvent leur conducteur de voir les tout-petits, et leur tête est la première heurtée par le pare-choc. Cette hauteur élevée a en outre pour conséquence, en cas de collision, de projeter le piéton vers le sol plutôt que de le faire basculer sur le capot, ce qui augmente généralement les risques de lésions crâniennes au moment du choc contre le sol, alors qu'en cas de projection sur le capot on peut observer une dislocation du rachis. Il en va de même pour tous les véhicules de type monospace, véhicules utilitaires ainsi que les poids lourds tels que les bus, autocars et autres moyens lourds de déplacement.

Posséder une telle voiture est donc considéré par certains comme une mise en danger de la vie d'autrui, et comme le choix de sa sécurité propre au détriment de la sécurité des autres usagers de la route. Choix d'autant plus critiqué que les conducteurs de ces véhicules sont à la source d'un plus grand nombre d'accidents. Les pare-buffles (les spécialistes préfèrent le terme push-bar) qui équipent certains véhicules 4x4, sont particulièrement visés en raison du danger qu'ils font courir aux piétons. L'utilité de cette push-bar pour un véhicule tout-terrain est de protéger les éléments de carrosserie en cas de glissade à faible vitesse.

Le pouvoir supposé de séduction de ces véhicules est assimilé à une symbolique de domination découlant de leur aspect massif et puissant. Les publicités mettant l'accent sur la vitesse et la puissance de ces véhicules sont également stigmatisées pour la promotion qu'elles font de ces comportements routiers jugés irresponsables.

À l'opposé, les défenseurs de ce genre de véhicules font valoir qu'une moyenne de comportement ne condamne pas l'ensemble des conducteurs ; on ne peut juger un individu coupable par défaut, surtout de rouler dans un véhicule homologué. S'il y a une insuffisance, elle serait alors à chercher dans les objectifs que se fixent les administrations dont le rôle est d'assurer la sécurité et le bien être de la population.

Impact environnemental

L'impact environnemental le plus connu est la pollution atmosphérique, qui cause des maladies respiratoires et contribue au réchauffement de la planète. Selon l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE), la pollution atmosphérique, liée pour près d'un tiers aux rejets polluants des voitures, serait responsable chaque année de la mort de 6.500 à 9.500 personnes en France. Il ne faut pas non plus négliger :

La pollution au CO2

En France, la moyenne des émissions de dioxyde de carbone des modèles commercialisés est de 155 g/km.

Les automobiles émettant le moins de CO2 sont des voitures à moteur diesels : la Volkswagen Lupo 3L TDI (81 g/km), la Smart CDI (90 g/km) et le Citroën C2 1,4HDI (108 g/km). Dans la catégorie essence, les premières sont la Toyota Prius 75 (104 g/km), la Daihatsu Cuore (109 g/km) et la Smart essence (113 g/km).

Les Ferrari 360 Modena et 550 Maranello atteignent respectivement 440 et 558 g, alors que la Bentley Arnage culmine à 456 g. Chez BMW, le 4×4 X5 (335 g) est devancé par la berline M5 (346 g) et le roadster Z8 (358 g). Une Lexus RX 400h, un véhicule tout terrain d'habitude critiqué pour des taux de CO2 importants, ne rejette quant à lui que 188 g ! Et cela grâce à l'utilisation intelligente et autonome de deux moteurs électriques combinés à un puissant V6 thermique essence (le « H » signifiant « hybride »).

L'automobile est responsable d'un tiers des émissions mondiales de CO2, accusé d'être le principal responsable de l'échauffement de la planète, en raison de l'effet de serre qu'il provoque.

Sur ce sujet, voir le site de l'ADEME, qui répertorie les véhicules en fonction de leur production de CO2.

L'Union Européenne a engagé sur ce sujet une négociation avec les associations de constructeurs automobiles au terme de laquelle ces derniers ont pris des engagements sur la réduction des émissions polluantes des véhicules mis sur le marché.

Les émissions de CO

Les moteurs émettent également en très faible quantité du monoxyde de carbone, un poison sanguin. C'est principalement ce gaz qui provoque la mort lors des suicides par inhalation de gaz d'échappement.

La production de monoxyde de carbone par un moteur est due à une trop faible quantité d'air admis pour brûler l'essence injectée dans le cylindre avant l'explosion. Les moteurs modernes ne produisent que d'infimes quantités de CO par kilomètre parcouru. Les pots d'échappement catalytiques tendent à réduire ces émissions à zéro.

Les émissions particulaires

Les moteurs diesel émettent des particules d'imbrûlés, qui induisent des risques de maladie respiratoire. Ces émissions ont été grandement réduites grâce aux injecteurs à haute pression (HDI) et aux filtres à particule. Ils obligent à mettre sur le marché du gasoil avec peu de soufre.

La pollution au benzène

Le plomb de l'essence, qui servait à augmenter le taux de compression, par augmentation de l'indice d'octane et à lubrifier le moteur, a été remplacé par des additifs au benzène. Si ce benzène est brûlé et n'est pas rejeté par la combustion, il est en revanche volatil lorsqu'il est à l'air libre, notamment à la pompe. Si le benzène représente un risque négligeable pour l'automobiliste, il induit un des risques accrus de cancers pour les travailleurs (industrie pétrolière, pompistes) et les personnes vivant au voisinage des stations-service.

Le bitume

Les routes et aires de stationnement représentent, dans les pays développés, une grande surface du territoire. Par exemple pour les États-Unis, cette surface équivaut à la moitié de la surface de l'Italie .

Cela a quelques conséquences :

  • cette surface bitumée laisse ruisseler l'eau de pluie alors que l'environnement naturel (sol, plantes) l'absorbe, elle contribue donc aux inondations ;
  • en période ensoleillée, le bitume, noir, chauffe et restitue cette chaleur durant la nuit, accentuant une éventuelle canicule  ;
  • le pire est invisible, les fuites des divers fluides (huile, antigel, carburant) des véhicules s'infiltrent et polluent gravement le sol et les nappes phréatiques.

L'érosion des pistes

Dans les pays où les voies ne sont pas bitumées, le passage des véhicules provoque un soulèvement de poussière bien plus important que le transport traditionnel, à traction animale. Cela provoque également une érosion accélérée des sols, les grains de terre perdant leur cohérence.

Voir Aussi

Bibliographie et Liens externes

Automobile et société

La massification de l'automobile dans les sociétés occidentales au cours du XXe siècle a eu des conséquences sociales nombreuses et profondes. Elle a contribué notamment au développement des banlieues puis de la périurbanisation, au succès du modèle de la grande distribution.

Les infrastructures routières engloutissent tous les ans des milliards d'investissements, défigurent les paysages, artificialisent le territoire et menacent les écosystèmes. Ces milliards investis dans des moyens de transports alternatifs et/ou plus communautaires permettraient d'avoir des réseaux de communication plus efficaces et plus durables.

La généralisation de l'automobile à l'échelle planétaire depuis la fin du siècle dernier n'est pas sans poser des problèmes quant au réchauffement climatique, à la pollution de l'air, à la sécurité et à la santé des personnes et en particulier des plus faibles (piétons, vélos, enfants, personnes âgées, etc.), au pillage des ressources naturelles et en particulier à l'épuisement du pétrole.

L'automobile est également source de pollution sociale, les plus pauvres et les plus fragiles étant les plus directement touchés par les nuisances liées à l'automobile et aux infrastructures routières (bruits, accidents, détours imposés aux piétons et aux vélos, relégation urbaine, etc.).

Pour une approche critique de la civilisation de l'automobile, voir un texte d'André Gorz intitulé L'idéologie sociale de la bagnole et un texte de Marcel Robert intitulé Automobile et destruction de la planète

Assurance

En France la loi du 5 juillet 1985 (dite « Badinter ») fait indemniser les victimes sauf si elles ont commis une faute inexcusable.

Entretien et réparation

Voir l'article de fond Entretien de l'automobile.

Contrôle technique

Au Japon par exemple, un contrôle technique très coûteux la troisième année incite le consommateur à se débarrasser de son modèle à cette échéance.

Apprentissage de la conduite

À compléter :

Salons automobile internationaux

Sport automobile

Dès la naissance de l'automobile, on voit apparaître des courses permettant aux différents pilotes et modèles de se mesurer entre eux. Ces compétitions se multiplient et l'on voit émerger divers types d'épreuves mettant en œuvre des véhicules très différents. Certaines de ces compétitions voient s'affronter des modèles standards commercialisés à grande échelle (ex : rallyes), alors que d'autres mettent en scène des véhicules spécialement conçus (ex : Formule 1). Le succès dans ces sports dépend tout autant du véhicule et de l'équipe de mécaniciens que du pilote. Certaines compétitions couronnent d'ailleurs à la fois le meilleur pilote et le meilleur constructeur.


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